De l’art religieux raffiné
En très bon état, ce crucifix bénitier en bronze doré a tout son éclat d’origine avec sa belle dorure, seul un petit manque d’émail au milieu de la branche droite de la croix témoigne de son vécu.
L’élégance de l’émail cloisonné
Le travail est très délicat, chaque nuance de couleur est délimitée par de fines cloisons métalliques d’une grande élégance. L’ornementation de ce crucifix repose sur la technique d’orfèvrerie de l’émail cloisonné, apparue en Egypte au 19e siècle avant JC, elle est ensuite diffusée en Grèce, en Russie puis utilisée en Chine par la dynastie Ming. Chaque motif est formé à l’aide de fils de cuivre ou de bronze délicatement soudés ou martelés, délimitant des compartiments ensuite remplis de pâte d’émail coloré. Pendant la cuisson à environ 1000°C, les pigments métalliques et céramiques changent de couleur, l’émail se vitrifie, devient lisse, étincelant et d’une précision fascinante. Les teintes vives et les motifs inspirés des vitraux des cathédrales de ce crucifix témoignent d’une main d’artisan expérimentée, capable d’allier virtuosité technique, artistique et chimique.
Bronze dans le goût de Barbedienne
Bien que ne présentant pas de cachet de fondeur ou de signature permettant d’identifier formellement l’origine de ce crucifix doré, sans doute par manque de place, la qualité est très fortement semblable aux œuvres de Ferdinand Barbedienne. Cette œuvre s’inscrit dans la tradition du bronze d’art du XIXᵉ siècle, lorsque Ferdinand Barbedienne (1810–1892), à force d’innovations, développa des éditions d’art d’une grande finesse. Son succès s’illustra par ses collaborations avec les sculpteurs renommés de son temps et ses techniques d’émaux cloisonnés sur bronze doré, notamment avec le peintre émailleur Alfred Serre (1837 – 1906). Son association avec Achille Colas et son brevet permis des réductions ultra précises d’œuvres classiques comme la Venus de Milo (lien vers la boutique).
Le crucifix, objet d’art religieux
Par sa présence élégante et spirituelle, ce crucifix bénitier en bronze doré séduit autant les collectionneurs que les amateurs d’art sacré. Il trouvera naturellement sa place dans un intérieur ancien, un oratoire privé ou un cabinet de curiosités, où il apportera une note d’authenticité et de sérénité.
Objet de dévotion autant que d’art décoratif, cette croix est témoin du savoir-faire français et du raffinement du XIXe siècle.
















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